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- Officiers et anciens élèves -

 


Émile Ernest Charles PRAT

(1866 - 1910)

 

 

Né le 28 septembre 1866 à CASTRES (Tarn) - Décédé le 26 mai 1910 dans la catastrophe du "PLUVIÔSE" au large de CALAIS.

 

Fiche Mémorial


Entre dans la Marine en 1882

Aspirant le 5 octobre 1885, port TOULON.

Au 1er janvier 1886, sur le croiseur "DUQUESNE", Division navale du Pacifique (Cdt François FOURNIER).

Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1887.

Au 1er janvier 1892, port TOULON.

Lieutenant de vaisseau le 9 novembre 1892.

Officier breveté Torpilleur".

Au 1er janvier 1894, port TOULON.

Aux 1er janvier 1896, 1897, Second sur l'aviso "FULTON", Division navale de l'Océan Atlantique (Cdt Marie LESPINASSE de SAUNE).

Chevalier de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1897.

Officier breveté Canonnier.

Au 1er janvier 1899, sur le cuirassé "NEPTUNE", École des canonniers et des timoniers, Commandant la 2ème escouade d'apprentis canonniers.

Officier breveté de l'École supérieure de la Marine, promotion 1900.

Aux 1er janvier 1901, 1902, sur le cuirassé garde côtes "TEMPÊTE", Aide de camp auprès du Contre-amiral, Joseph MERLEAUX-PONTY, Commandant en chef la Division navale de TUNISIE.

Le 12 janvier 1903, Commandant le contre-torpilleur d'escadre "MOUSQUET", en essais à LORIENT, puis en Escadre de Méditerranée. Idem au 1er janvier 1904.

Le 7 décembre 1905, à PARIS, Secrétaire du Conseil Supérieur de la Marine; Rapporteur de la Commission supérieure des naufrages.

Capitaine de frégate le 21 septembre 1907.

Aux 1er janvier 1908, 1909, sur le croiseur "D'ENTRECASTEAUX", Chef d'Etat-major auprès du Contre-amiral Edouard PERRIN, Commandant en chef la Division navale d'Extrême-Orient.

Le 26 mai 1910, Commandant la 2ème Flottille de sous-marin de la Manche, cet Officier se trouve à bord du sous-marin "PLUVIÖSE" (Cdt Maurice CALLOT) pour une sortie en mer.

À 13 heures 51, alors qu’il fait surface, le sous-marin est abordé par le paquebot "PAS-DE-CALAIS" et coule devant Calais.

 

 

Un incendie serait à l’origine de l’accident.
 

 Il fut remis en service plus tard.


- 27 victimes : LV CALLOT Maurice – EV1 ENGEL Pierre – CF PRAT Ernest Cdt la flottille de SM – QM torp LE FLOCH Pierre Louis - QM méca SCOLLAN Joseph Marie - PM FONTAINE Jules - SM torp GRAS Albert - SM pilote LE PRUNENNEC Alexandre - QM torp LEMOINE Pierre - QM torp HUET Hilaire - QM torp APPERÉ Yves - MT méca MOREN Jean Louis - SM méca MOULIN Jean Joseph - QM torp LIOT Prosper - QM méca GAUCHET Louis - QM méca HENRY Abel - QM manoeu LE MOAL Roland - QM tim LE BRETON Pierre - DELÉGLISE - QM méca BRÉSILLON Marcel - QM torp CHANDAT Pierre - QM méca MANACH François - QM méca WARIN Georges - BE torp BATARD Joseph - Mot torp GAUTIER Adrien - BE cuisi CARBON Alfred - QM méca DELPIERRE Auguste - QM tim LE FLOCH Claude Joseph

 

 

Lien Fiche Callot

Lien Fiche Engel

 

Extrait Ouest-France / 27 mai 1910

 

Liste des victimes officiers

Extrait Ouest-France / 28 mai 1910

 

 

Extrait Navigazette / 2 juin 1910

 

 

Extrait Ouest-France / 7 juin 1910

 

 

 

Remerciements Bernard Dulou

 

Extrait Presse locale / source web

Calais, 22 juin. Le temps est triste et sombre, le ciel voilé de nuages que chasse un vent froid un vrai temps de deuil. A peine réveillée, la ville reprend les derniers préparatifs. L'animation croit d'instant en instant, les rues venant de la gare regorgent de visiteurs membres de sociétés, corps constitués des villes voisines, groupements militaires, venant prendre part au cortège. On croise à chaque instant des gens porteurs de magnifiques couronnes qu'on va déposer sur les cercueils. Les rues que suivra le cortège ont été sablées, les becs de gaz voilés de crêpe. Tous les ateliers et bureaux sont fermés. Les commerçants baisseront leurs devantures à midi.

Hier soir, à dix heures, les 27 cercueils ont été transportés du hangar aux sucres où avait été installée la chapelle ardente à la mairie. Les bières ont été placées sur des fourgons funèbres recouverts d'un drap noir et le cortège s'est dirigé par les rues de Calais jusqu'à l'Hôtel de Ville. A une heure du matin, les corps étaient installés sous leur nouvelle chapelle ardente de l'Hôtel de Ville, installée dans le grand vestibule. L'ensemble de la chapelle est très harmonieux. La mairie a reçu une décoration des plus somptueuses. La façade a été tendue de draperies noires lamées d'argent aux écussons tricolores. La chapelle ardente est splendide, partout des couronnes, des palmes, des fleurs.

A dix heures et demie, une compagnie du 8e d'infanterie et un escadron du 27e dragons prennent position sur la place de la Gare Centrale. La pluie commence à tomber. A 11 h. 49 arrivent les délégations, de la Chambre et du Sénat conduites par M. Hennion, directeur de la Sûreté générale, le préfet du Pas-de-Calais et le sous-préfet de Boulogne. On remarque tout particulièrement MM. Ribot, Tournade, Etienne. Les présidents de la Chambre et du Sénat sont absents. Sur la place de la gare, les troupes, sous les ordres du général Kremer, rendent les honneurs. A midi 10 les canons tonnent; le soleil commence à paraître tandis que la pluie cesse de tomber. M. Fallières, qui a été reçu par les autorités, se dirige vers sa Daumont dans laquelle il prend place, ayant à sa gauche M. Briant, président du Conseil, et en face de lui M. Ramondou, secrétaire général de la présidence, et M. Salembier, maire de Calais.

Le cortège officiel se dirige, au trot des chevaux, vers la mairie, où doit avoir lieu la levée des corps les lanternes des voitures sont recouvertes de crêpe il en est de même des réverbères qui sont allumés et des drapeaux qui sont disposés en faisceaux de dix mètres en dix mètres. Le cortège présidentiel s'engage sur le quai du Rhin puis parcourt les boulevards Jacquard et La Fayette; celui-ci aboutit à la mairie.

Lorsque le cortège débouche sur la place de la Mairie, où ce trouve l'église Saint-Pierre, le bourdon de l'église sonne le glas et ce triste tintement, alternant avec les coups de canon de la citadelle, jette sur la ville et la foule silencieuses un air d'impressionnante et lugubre mélancolie. La foule est accourue de tous les points de la ville; tout Calais est présent sur les voies du parcours: ouvriers qui portent leur casquette à la main, matelots du port endimanchés, femmes, enfants. La consternation est peinte sur tous les visages. Il en est venu de toutes les villes et des campagnes environnantes et jusque de Paris par des trains spéciaux organisés dans une louable attention par la Compagnie du Nord. Toute cette foule se presse derrière la haie unique de soldats et garde un silence impressionnant.

Toutes les maisons sont ornées de drapeaux en berne - non seulement sur les voies du parcours, mais encore dans les rues les plus éloignées et les plus humbles. Les fenêtres sont noires de monde. On remarque qu'un grand nombre d'habitants ont revêtu leur bras d'un crêpe. Une pluie fine commence à tomber quand le cortège arrive à l'Hôtel de Ville qui disparait sous des tentures noires lamées d'argent. Le président de la République, suivi par le président du Conseil, les ministres de la marine et de la guerre, leurs sous-secrétaires d'Etat, tous les attachés navals en grand uniforme, se découvre devant les cercueils tous recouverts du drapeau tricolore. Le chef de l'Etat s'incline ensuite profondément devant les membres des familles des victimes, qui se tiennent aux côtés de chaque cercueil et dont plusieurs ne peuvent retenir leurs sanglots.

La levée des corps s'effectue. Les vingt-sept cercueils sont, un par un, portés sur des prolonges d'artillerie par huit-artilleurs. L'un des soldats montant la garde d'honneur dans la chapelle ardente est pris d'une syncope. Il est aussitôt conduit dans une maison voisine où il ne tarde pas à recouvrer ses sens. Il demande alors à reprendre son poste avec tant d'insistance qu'on est obligé de lui donner satisfaction.

Sur la place de l'Hôtel-de-Ville, bien qu'il y ait plus d'un millier de personnes, il règne un silence religieux. On entend seulement le bourdon de l'église contiguë, l'église Saint-Pierre qui sonne le glas. Tous les-hommes sont tête nue, malgré la pluie qui recommence à tomber. Beaucoup pleurent des femmes sanglotent. Un sentiment de compassion et d'affliction étreint tous les assistants. Il est impossible de traduire l'impression d'oppressante tristesse qui se dégage de l'émouvante cérémonie.

II est une heure quand le cortège se met marche devant la mairie, pour se rendre à la cathédrale. Une foule énorme est massée, tout autour de l'immense place. Les prolonges d'artillerie sur lesquelles reposent les cercueils des marins du Pluviôse viennent en tête. Celles qui portent les dépouilles mortelles de l'enseigne de vaisseau Engel, du commandant Callot et du commandant Prat, sont a la fin du convoi; sur les trois derniers cercueils, on aperçoit les uniformes des infortunés officiers du Pluviôse. En tête du-cortège vient M. Fallières, la tête couverte. Sur le passage du cortège, les officiers saluent, de leur épée. La foule observe la plus respectueuse attitude.

Il est une heure quarante-cinq lorsque le cortège arrive à la Place d'armes où la foule est encore plus dense. Toutes les fenêtres, les balcons, sont noirs de monde. Sur la tour du guetteur même, il y a des curieux. Le soleil se montre enfin. A deux heures exactement, la tête du cortège arrive devant la cathédrale. Sur le seuil, Mgr Williez, évêque d'Arras, entouré de son clergé, se tient tête nue. Un à un, les affûts sont débarrassés de leurs précieuses dépouilles, que recouvre Le pavillon aux trois couleurs, et pénètrent dans l'église.

La cérémonie religieuse, très imposante, dure exactement trente-cinq minutes. Il est deux heures quarante-cinq quand le cortège, complètement désorganisé, se remet en marche pour se diriger vers le hangar des sucres. La marche est trop précipitée ; elle étonne tous les assistants. Enfin, à trois heures, on arrive au hangar où se trouve la chapelle ardente, le soleil brille radieusement. Les discours terminés, le Président de la République remet la croix de la Légion d'honneur au docteur Savidan et au capitaine Lemonnier, commandant la gabare la Girafe.

La cérémonie est terminée, il est trois heures et demie. Alors, un spectacle émouvant se produit. Les troupes défilent sur le quai de la Colonne devant l'épave du Pluviôse qui émerge à peine. M. Fallières se dirige alors vers la gare et, à 3 h. 45, le train part de Calais-Maritime. C'est fini, la foule s'écoule lentement.

Le Presse – 23 juin 1910

 

Extrait Ouest-France / 23 juin 1910

 

Mémorial Castres

 

Mémorial Toulon

 

Remerciements Dominique Duriez

 

Dossier Légion d'Honneur / Lien web

 

Remerciements Bernard Dulou

Remerciements à Gilles Jogerst / Généamar pour ses recherches et la mise à disposition de ses données

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