-------

-------

-------

-------

---------

---------

----------

-----------

 

 

- Officiers et anciens élèves -

 

 

Georges LASSERRE 

(1920 - 1999)

 

 

Oncle de Philippe Waquet

 

Intègre l’Ecole navale en 1939.

 

Remerciements Xavier Gille

 

En octobre 1940, après l’évacuation de l’Ecole navale vers Dakar à bord du cuirassé Richelieu, embarque successivement pour instruction sur plusieurs croiseurs, le Jean de Vienne, le Colbert, et le Dupleix, avant d’être envoyé en novembre 1941 comme officier fusilier en Algérie.

En mai 1942, est affecté sur le sous-marin Casabianca et entame d’une manière glorieuse une carrière de sous-marinier qui le conduira jusqu’à la tête des forces sous-marines.

 

Les officiers du Casabianca

 De gauche à droite : officier de liaison britannique, officier en 4è Lasserre, officier en 3è Chailley

officier en second Bellet , commandant L'herminier, officier mécano Querneur.

Source web

 

Sous le commandement du Capitaine de corvette Lherminier, le Casabianca s’illustre d’abord en réussissant à échapper au sabordage pendant l’attaque allemande de Toulon le 27 novembre 1942.

 

Photo de l’état-major du Casabianca, dont l’EV1 Lasserrre (à droite sur la photo) autour du CC Lherminier

 

Effectue ensuite une succession de missions de soutien à la résistance préparant la libération de la Corse.

Enseigne de vaisseau Lasserre, officier en quatrième puis officier en troisième, s’y distingue en étant directement impliqué dans les opérations d’agents secrets dans le maquis.

En octobre 1944, reçoit son premier commandement, le dragueur de mines D322 (qui sera baptisé plus tard Capucine), l’un des YMS cédés par les Etats-Unis et affectés à la 32ème division de dragueurs à Toulon.

Promu lieutenant de vaisseau en 1945, quitte son commandement en 1946 et est affecté comme officier en second à bord du sous-marin Millet, l’un des quatre U-boot prises de guerre que la Marine a réarmés.

En 1948, est affecté comme chef du service sécurité sur le croiseur Jeanne d’Arc, qui a repris depuis trois ans son rôle d’école d’application des enseignes de vaisseau.

Est nommé en septembre 1949 commandant du sous-marin Astrée, un sous-marin de 820 tonnes.

Conserve ce poste pendant deux ans et demi, avant d’être désigné, en 1952, comme commandant en second de la 1ère Escadrille de sous-marins, à Toulon.

En 1953, reçoit un nouveau commandement, celui du sous-marin Artemis.

Promu capitaine de corvette en 1954, est affecté à l’Ecole navale comme professeur ASM.

Deux ans plus tard, rejoint l’état-major du GASM comme officier ASM.

En 1958, est présent à bord du sous-marin océanique Marsouin, admis au service actif depuis 4 mois, lorsque se produit un accident de navigation en plongée.

Cette expérience, puis les pertes des sous-marins Minerve et Euridyce, auront certainement une influence sur sa détermination constante à poursuivre un objectif de renforcement des consignes de sécurité dans la conduite des sous-marins.

Embarque ensuite, en 1959, à bord du porte-avions Bois-Belleau comme chef du 3ème Bureau, avant d’être nommé au commandement de l’escorteur rapide Le Lorrain, qui participe aux opération d'Afrique du Nord.

Le 1er mars 1960, est en escale à Santa-Cruz (Canaries) lorsque survient le tremblement de terre d'Agadir au Maroc, il est envoyé avec tous les navires disponibles pour secourir les survivants.

En 1960, est désigné comme professeur de Tactique sous-marine à l’Ecole supérieure de guerre navale et est promu capitaine de frégate.

Et nommé au commandement de la 2ème Escadrille de sous-marins, à Lorient, en 1962.

Après ce commandement, est affecté en décembre 1963 comme commandant en second du porte-hélicoptères La Résolue, qui devient école d’application en 1964 et est renommée Jeanne d’Arc.

 

Remerciements photo / Jean-Jacques Dujardin

 

Est promu capitaine de vaisseau en 1965 et rejoint l’état-major de la Marine, à Paris, comme chef du Bureau sous-marins.

Est nommé en septembre 1968 au commandement du croiseur antiaérien De Grasse, affecté au Centre d'Expérimentation du Pacifique.

Spécialement équipé d’un mât de plus de 50 mètres de hauteur installé sur le roof arrière et destiné aux transmissions télécommandées des tirs avec le PCT à terre, le De Grasse participe aux tirs d’essais des bombes H destinées à l’arsenal de la dissuasion nucléaire.

Auditeur au Centre des hautes études militaires en 1971, est promu contre-amiral en 1972 et nommé Commandant les sous-marins d’attaque, « ALSOUMAT », à Lorient.

Cette force, qui a alors pour principale mission de former et d’entrainer les personnels des sous-marins, rassemble la totalité des 20 sous-marins « classiques », à propulsion diesel, et se prépare alors à accueillir les futurs sous-marins océaniques de 1 200 t, dont le premier, l’Agosta, a été mis sur cale en 1971.

 

Extrait Cols Bleus / 26 mai 1973



Prend en 1974 le commandement de l’Ecole supérieure de guerre navale, à Paris.

Apporte dans les réflexions des officiers stagiaires, futurs cadres supérieurs de la Défense, sa connaissance de l’arme sous-marine, qui prend une place prépondérante dans les évolutions de la pensée stratégique.

Est promu vice amiral en 1976.

A partir de septembre 1976, occupe pendant trois ans les fonctions de commandant des Forces sous-marines et de la Force océanique stratégique, qui coiffe l’ensemble des sous-marins.

 

Extrait Cols Bleus / 4 septembre 1976

 

 

A sous son autorité, outre les sous-marins d’attaque, les quatre premiers sous-marins nucléaires lanceurs d’engins: Le Redoutable, Le Terrible, Le Foudroyant et enfin L’Indomptable qui sera admis au service actif sous son commandement, en décembre 1976.

Est élevé aux rang et appellation de vice amiral d’escadre en mars 1978.

En 1979, est nommé conseiller du Gouvernement pour la Défense.

Parachevait ainsi une carrière de plus de quarante ans au service de la Marine, au cours de laquelle il aura commandé neuf fois, dont cinq fois à la mer, pendant une durée totale de plus de quinze ans.

A laissé l’image d’un chef exigeant et rigoureux, œuvrant sans faiblesse pour que la sécurité et la fiabilité des sous-marins puissent garantir l’efficacité de leurs missions.

Est l’un des fondateurs de l’arme sous-marine moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui, caractérisée par son professionnalisme, sa performance et sa maîtrise de la sécurité.

En 1980, vice amiral d’escadre, est placé dans la deuxième section des officiers généraux.

 

Etait Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, titulaire de la Croix de Guerre 1939-1945 avec dix citations, et Officier de l’Ordre du Mérite Maritime.

 

Remerciements Philippe Waquet

 

 

Retour Officiers et anciens élèves célèbres

 

     

 

La reproduction pour un usage privé est autorisée. Toute diffusion est soumise à l'autorisation du webmestre, créateur et propriétaire de ce site, voir mentions légales

http://lalandelle.free.fr    http://tcd.bpc.free.fr   http://cvjcrouxel.free.fr   http://www.gitesclossaintjouin.com    http://staffie.tribu.griola.free.fr

 

 

   visiteurs depuis la création de ce site internet en mars 2010