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- Officiers et anciens élèves -

 

 

Marie Joseph François Francis GARNIER

(1839 - 1873)

 

 

Né le 25 juillet 1839 à SAINT-ÉTIENNE (Loire) - Tué le 21 décembre 1873 à HANOÏ; TONKIN.

 

Fiche Mémorial 


Entre dans la Marine en 1855.

Aspirant de 2ème classe le 1er août 1857; port BREST.

Enseigne de vaisseau le 7 novembre 1860, il participe à l'expédition de CHINE sur l ' "AMIRAL-DUPERRÉ" à l'État-major de l'amiral CHARNER.

Après avoir été Élève de l' École de tir à VINCENNES en 1861-1862; il rejoint la COCHINCHINE en 1863, affecté comme adjoint à l'Inspecteur des affaires indigènes de CHOLON, puis comme Préfet de la ville.

Lieutenant de vaisseau le 23 décembre 1865.

Il se passionne pour l'exploration de l'INDOCHINE.

Il est nommé Adjoint de DOUDARD DE LAGRÉE, avec lequel il quitte SAÏGON en juin 1866, remontant le MÉKONG. Expédition de plus de 10 000 km, dont 4 000 à pied dans des régions inconnues au cours de laquelle il fait preuve de qualités de géographe, d'archéologue, d'ethnologue et de linguiste

 

Doudard de Lagrée (à gauche) - Garnier (à droite)

Agrandissement photo

Source web

 

Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 décembre 1867

 

Membres de l'expédition du Cambodge / 1868

Marie Joseph François dit Francis Garnier (1)

Louis Marie Joseph Delaporte (2), Eugène Joubert (Chirurgien) (3), Clovis Thorel (chirurgien de la Marine) (4)

Louis Marcein Comte de Carné (5)

 

DOUDARD DE LAGRÉE, étant décédé de maladie et d'épuisement en mars 1868 en CHINE, il prend le commandement et regagne SAÏGON par la vallée du YANG TSEU KIANG.

 

Autre reproduction

 

 

5e en partant de la gauche / Source web

 

 

Illustration de la revue : Le tour du monde, montrant la commission française à son arrivée à Han-Kéou en juin 1868 à la fin de la mission dont le but était d'évaluer la navigabilité du Mékong (départ de Saigon en juin 1866 - retour en juin 1868)

Le chef de l'expédition du Mékong était le capitaine de frégate Doudart de Lagrée (fin connaisseur du Cambodge et parlant le khmer)
Le lieutenant de vaisseau Francis Garnier était le second, il était chargé des relevés hydrographiques et géographiques
Le Dr Thorel était chargé de la botanique
Le Dr Joubert était chargé de la géologie
Louis Delaporte était chargé des dessins, des croquis de voyage et des relevés archéologiques.
Louis de Carné était le seul civil du groupe, il était chargé du compte-rendu officiel

Le dessin est d'Emile Bayard, effectué d'après une photographie prise à Han Kéou en juin 1868 à la fin de la mission.

Les membres de la commission française, qui paraissent épuisés, ne sont plus que cinq car le chef : le commandant Doudart de Lagrée vient de mourir à 46 ans, c'est le lieutenant de vaisseau : Francis Garnier (28 ans) qui a pris la tête de la commission.

Cette gravure a été réalisée à partir d'une photographie car à l'époque il n'était pas possible d'imprimer une illustration à partir d'une photographie.
Volume de l'année 1873 de la revue Le Tour du Monde
Voyage d'exploration en Indochine
Texte de Françis Garnier, lieutenant de vaisseau

Source web

 

 

Il recevra de multiples félicitations, médailles ... et mettra au net ses travaux , au Dépôt des cartes et plans à PARIS.

Pendant la guerre de 1870, il sert à terre, Chef-major de l'amiral commandant le secteur de MONTROUGE.

A sa demande il est en congé sans solde en 1872, et il part à ses frais en CHINE, pour explorer le YANG TSEU KIANG (mai à juillet 1873).

Il est rappelé à SAÏGON par l'amiral DUPRÉ, Gouverneur de COCHINCHINE et envoyé en mission au TONKIN, afin de régler les problèmes d'un négociant d'HAN-KHÉOU, Jean DUPUIS, en butte aux mauvais procédés des autorités annamites qui gênent son commerce.

Il arrive à HANOÏ le 5 novembre 1873, à la tête d'une petite troupe de 9 Officiers et 175 hommes.

 

Le 20 novembre, ils enlèvent la citadelle d'HANOÏ

 

Extrait [Illustrations de Le Tonkin. Exploration... ] / Dick de Lonlay, dessin. ; Stéphane Moulin, auteur du texte

 

Extrait Cols Bleus / 17 novembre 1973

 

Puis c'est la reddition des villes et villages établis sur la route menant à la côte, la fuite des fonctionnaires annamites, et la conquête du DELTA.

Mais la Cour de HUÉ, trouve des auxiliaires actifs, dans les "Pavillons-Noirs".

Le 21 décembre 1873, Marie Joseph François dit "Francis" GARNIER est tué dans une embuscade sous les murs d'HANOÏ.

 

Extrait Illustrations de Le Tonkin. Exploration... / Dick de Lonlay, dessin. ; Stéphane Moulin, auteur du texte

 

En savoir plus / Livre - Lien web

 

Paris - Monument de Francis Garnier / 3 juin 1905

 

Sa dépouille fut inhumée à Saïgon en 1875, à coté de la tombe de Doudart de Lagrée, dans le cimetière de Massiges.

Les corps de Francis Garnier et de Doudart de Lagrée furent exhumés dans la nuit du 1er au 2 mars 1983, puis crématisés.

Les urnes furent remises au consul général de France à Ho-Chi-Minh ville et transférées en France sur la Jeanne d’Arc.

Les cendres de Francis Garnier furent enchâssées dans le socle du monument situé sur la place Camille Jullian, à la rencontre du boulevard Saint-Michel et de la rue d’Assas le jeudi 23 avril 1987.

Une plaque à l’arrière du monument relate cette translation

 

 

 

Dossier Légion d'Honneur / Lien web

 

 

 

 

 

 

 

 

Complément

 

Extrait Cols Bleus / 17 novembre 1973

 

Extrait Cols Bleus / 17 novembre 1973

 

 

Complément / Extrait Dictionnaire de biobibliographie générale, ancienne et moderne de l\'Indochine française / A. Brebion

Né à Saint-Etienne, le 25 juillet juillet Mort à Ho-yen-Ké (Tonkin) le 21 décembre 1873. Lieutenant de vaisseau. Il fit ses études au Lycée de Montpellier. Il entra à l'Ecole navale en 1855, où un trait de hardiesse folle faillit lui coûter la vie. A la cime d'un mât, il prit, sur la boule le terminant, la pose du Génie de la Bastille et tomba sur le pont. Aspirant de 1re classe, il demanda à faire partie de l'expédition de Chine, il fut embarqué sur le vaisseau à voiles « Le Duperré ». Le 30 mai 1860, en pleine nuit, à 11 heures du soir, par le travers des Paracels, dans la mer de Chine, par mer houleuse, un officier de cavalerie, M. DE NEVERLÉ, accoudé sur un bastingage, tomba à la mer. F. GARNIER réveillé au cri : Un homme à la mer ! saute dans les flots par son sabord ouvert et réussit à atteindre l'homme et la bouée, qui avait été coupée. Une embarcation arrive, les y retrouve cramponnés. Des requins convoyaient le bateau depuis deux jours. Peu après cet acte de courage, F. GARNIER fut promu Enseigne, il avait 20 ans. Venu en Cochinchine Cochinchine la suite de l'amiral CHARNER (voir ce nom), il fut au combat des lignes de Ki-hoa (25 février février Il passa dans l'Administration cochinchinoise (1863) et débuta à Cholon sous les ordres de GAUDOT, puis fut nommé administrateur à Cholon (1865). En 1864, il faisait connaître sa brochure : La Cochinchine française en 1864, l'intérêt énorme pour l'avenir de la colonie à être renseigné sur les débouchés fluviaux du Yunam vers la Cochinchine et l'importance de connaître l'état du Mékong au-dessus de Luang-Prabang. CHASSELOUP-LAUBAT (voir ce nom), alors Ministre des Colonies, s'intéressa au problème soulevé par F. GARNIER. Une mission mission organisée en 1866 pour l'exploration du Mékong ; placée sous le commandement du capitaine de frégate DOUDART DE LAGRÉE (voir ce nom), GARNIER en eut le commandement en second. Il était alors lieutenant de vaisseau. En firent partie l'enseigne DELAPORTE, les docteurs JOUBERT, géologue, THOREL, botaniste, DE CARNÉ, attaché au Ministère des Affaires étrangères (voir ces noms). La Commission reçut deux interprètes et une escorte de treize hommes. Elle quitta Saïgon le 5 juin 1866, et prit fin le 12 juin 1868 où elle arriva à Shanghai. Il visita les ruines d'Angkor dont il s'enthousiasma. Resté en France pour la rédaction des Mémoires de la Mission, il prit part à la guerre de 1870, enfermé dans Paris, comme chef d'Etat-major au 8e secteur, il eut là encore l'occasion de se signaler par sa bravoure à toute épreuve, ravitaillant en munitions le fort de Vanves le plus exposé au tir des Allemands. Aidé d'un seul garde national, l'escorte ayant été dispersée par les obus ennemis, il parvint à conduire le chariot d'approvisionnement au fort. A la paix, 27.362 électeurs parisiens votèrent pour lui, ayant protesté contre la capitulation des forts de Paris. En septembre 1872, il partit pour la Chine, ayant obtenu un congé, et remonta le fleuve Bleu jusqu'à Hankéou et revenait le 30 juin 1873 à Chong-Kin et rentrait à Shanghai où il trouvait, le 8 août, une lettre de l\'amiral DUPRÉ (voir ce nom) datée de Saïgon, 22 juillet, lui demandant de venir le rejoindre au plus tôt pour affaires importantes. II quitta Shanghai le 27 septembre, ses affaires et fait ses adieux à sa femme qui l'avait accompagné. Arrivé à Saïgon le 5 octobre ses entretiens avec l'Amiral DUPRÉ l'amenèrent à accepter le commandement de l'expédition envoyée au Tonkin pour y étudier la situation faite à Jean DUPUIS (voir ce nom) et à ses compagnons et faire une enquête sur les événements dont ces derniers avaient à se plaindre. « Je pars demain pour le Tonkin à la tête d'une petite force, deux canonnières et de l'infanterie et pleins pouvoirs, écrivait-il le 10 octobre à son ami GAUTIER. Je suis, comme bien vous pensez, dans un épouvantable coup de feu. Il a fallu tout préparer en quatre jours... Rien, je vous prie, dans les journaux, de ce départ. » Les deux canonnières étaient « L'Arc » et « L'Espingole »... Il n\'avait en tout que quatre-vingt-trois hommes dont un détachement d\'infanterie de marine : trente hommes sous les ordres du sous-lieutenant DE TRENTINIAN. L'équipage de «L'Arc », enseigne de vaisseau ESMEZ, et le docteur CHÉDON. Aux marins de l'équipage, on avait joint des marins du « Fleuras Fleuras ; ils formaient un total de cinquante et un hommes parmi lesquels une dizaine d\'Annamites. d'Annamites. seconde partie de l'escorte se composait de quatre-vingt-douze hommes : une compagnie compagnie débarquement à bord du « Décrès », soixante fusiliers, matelots, canonniers sous le commandement de BAIN DE LA COQUERIE, enseigne de vaisseau avec deux aspirants, HAUTEFEUILLE HAUTEFEUILLE ce nom) et PERRIN, et le docteur DUBUT. L'équipage de « L'Espingole », vingt-cinq hommes, dont sept Annamites, commandés par l'enseigne BALNY D'AVRICOURT (voir ce nom) avec un ingénieur hydrographe BOUILLET et le docteur HARMAND (voir ce nom). Le 13 octobre, pendant la traversée, la mer étant mauvaise, il perdit « L'Arc », canonnière de rivière à la remorque du « D'Estrée » qui sombra, les tôles défoncées. Le 15, il mouille dans la baie de Tourane pour faire parvenir à Hué la lettre de l'Amiral DUPRÉ, demandant à la Cour l'envoi d'un plénipotentiaire chargé de régler, de concert avec GARNIER, à Hanoï, les questions en litige. Il resta une semaine à Tourane pour attendre la réponse. Il arriva au Tonkin le 30, trouve des jonques à la Mission dominicaine de Ké-mot et arrivait à Hanoï le 5 novembre, où il rendit immédiatement visite au vice-roi NG TRI PHUONG (voir ce nom) et se logea dans la citadelle. N'ayant point reçu la visite du vice-roi et ayant fort à se plaindre des procédés discourtois Annamites à l'égard des Français, ne pouvant obtenir des autorités indigènes l'ouverture du fleuve Rouge à la navigation européenne, il enlève la Citadelle le 20 novembre, à 10 heures du matin, sans avoir un seul blessé, et s'empara de l'envoyé de Hué et de tous les grands mandarins avec l'aide des soldats de Jean DUPUIS. Le 23, il envoyait BALNY D'AVRICOURT, , docteur HARMAND et le lieutenant DE TRENTINIAN, qui s'emparaient de Phu-ly, puis de Hung-yen, le 23 novembre. Hai-Dzuong fut occupé le 30 novembre, puis Ninh-Binh le 5 décembre par HAUTEFEUILLE, Nam-Dinh par F. GARNIER le 7 décembre et il organisa la conquête, se multipliant, lançant des proclamations au peuple pour lui conseiller le calme et la confiance en la France libératrice. Les intrigues annamites ont mis en mouvement leurs auxiliaires, auxiliaires, Pavillons Noirs. Hanoï se trouve menacé par les troupes de ces bandits le dimanche dimanche Après le déjeuner, GARNIER a rendez-vous avec les plénipotentiaires d'Hué pour les préliminaires du traité. Il était avec eux lorsqu'un interprète interrompt brusquement la conférence et La citadelle est attaquée. GARNIER se porte immédiatement sur le rempart d'où quelques chassepots suffisent à chasser les pirates derrière les bambous. Alors, voyant que les bandits étaient hors d'atteinte, il prit avec lui douze hommes et une petite pièce de quatre qu'on venait d'amener, fait déblayer la porte sud de la citadelle et au pas de course, sur une digue, se porte à 5 ou 600 mètres, laisse là la pièce et trois hommes et coupe à travers champs avec les autres. Des touffes de bambous lui cachant l'ennemi, il fractionne sa petite troupe en trois : un groupe sur la droite, un autre sur la gauche, lui de front pour se rejoindre plus loin. A 1.200 mètres, il parvient à une digue derrière laquelle les Pavillons Noirs se tiennent cachés. Comme il cherche à la gravir, les yeux fixés sur le haut, il n'aperçoit pas un petit fossé d'écoulement qui se trouve au bas. Il trébuche et tombe. Avant qu'il ait eu le temps de se relever, les bandits se précipitent sur lui et le percent de leurs lances. Les deux hommes qui le suivaient étaient à 100 mètres de lui, ils s'effrayent et fuient. Le sergent CHAMPION qui marchait à droite ne le voyant pas apparaître après les coups de feu qu'il a entendus, se dirige de son côté et trouve son corps décapité, le ventre ouvert, et horriblement mutilé, le foie arraché. Il ramène le corps à Hanoï. Cette sortie coûta la vie à BALNY D'AVRICOURT, au fourrier du « Décrès » DAGORNE ; à BONIFACY, voilier, et à SORRE, timonier (J. DUPUIS). La tête de GARNIER et celle de BALNY furent rendues le 19 janvier 1874. Les Annamites désignaient F.GARNIER du nom de NGAN (Paix). Il fut inhumé à Saïgon le 7 avril 1876. Sa statue, par TONY NOEL, y fut inaugurée le 14 juillet 1887.

 

Buste au musée de l'Armée

 

 

 

Autre buste, par Jeanne Itasse-Broquet

Remerciements Emmanuel Chantebout

 

 

Complément

Extrait La Baille / Janvier 2017
 

 

Extrait Armée et marine / 26 janvier 1902

 

Extrait Marins de France, conquérants d'empires - Tome 2

 

Source Facebook / Chronique culturelle

 

Source Facebook / Chronique culturelle

 

 

Remerciements Emmanuel Chantebout

Remerciements Bernard Dulou

Remerciements à Gilles Jogerst / Généamar pour ses recherches et la mise à disposition de ses données

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