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Officiers / Hors EN -
Jean Baptiste Philibert WILLAUMEZ
(1761 - 1845)

Né le 7 aout 1761 à BELLE ILE en MER (Morbihan) - Décédé
le 17 mai 1845 à SURESNES (Hauts de Seine)
Fils de Jean Willaumez, capitaine d’artillerie, chevalier de Saint
Louis et de Marguerite Bertho
Dernier d’une famille de 11 enfants.
Frère d’Etienne Joseph
Willaumez, capitaine de vaisseau, chevalier de la légion
d’Honneur
Extrait de Wikipédia
Mousse le 3 février 1777 à bord du vaisseau le Bien-Aimé sous les
ordres de Bougainville après avoir suivi l’instruction de l’école
d'hydrographie d'Auray.
En 1778, embarque sur le Flamand comme matelot-timonier.
Nommé aide-pilote sur le brick les Amis.
En 1781.sur la frégate l’Amazone, il participe avec l’escadre de
Grasse aux prises de Saint-Eustache, Saint-Christophe et
Saint-Barthélemy
En 1782, refusant le grade d'officier auxiliaire, il est promu
premier-pilote par Vaudreuil à l'issue de la bataille des Saintes à
laquelle il participe toujours sur l’Amazone.
En juillet 1782.Il est blessé et fait prisonnier à la bataille du
cap Henry
Il navigue à la paix quelques années au commerce.
Sur La Recherche, il sillonne l’océan Pacifique avec l’expédition
d'Entrecasteaux à la recherche de La Pérouse de fin 1791 à début
1794.
Après la mort du chef de l’expédition, il rejoint l’île de France
(île Maurice) et rapporte les livres de bord et documents
d’Entrecasteaux.
Lieutenant de vaisseau, il est sur la frégate la Prudente lors du
1er combat de la Rivière Noire à l'île de France où la division
Renaud parvient à faire lever le blocus de deux vaisseaux
britanniques.
Il est blessé lors de l’engagement. Il rejoint ensuite la France
Capitaine de vaisseau en 1795.
Commande la Régénérée dans la division de frégates de Sercey (Pierre
César Charles de Sercey) qui quitte Rochefort en mars 1796
Il participe aux différentes campagnes et combats de la division
(notamment combat contre les vaisseaux HMS Arrogant et Victorious
(en) dans le détroit de Malacca).
Sercey doit renvoyer en France les frégates Régénérée et Vertu
(capitaine Magon).
Pour financer le voyage les deux frégates doivent
escorter deux riches galions espagnols.
Elles repoussent en route
deux attaques : la frégate HMS Pearl sur les côtes de Guinée (avril
1798), et la frégate HMS Brillant (juillet 1798) près des côtes
d’Espagne.
En janvier 1801 commande le vaisseau de 74 Duguay-Trouin en
achèvement à Rochefort, puis rejoint l'expédition pour
Saint-Domingue.
Le 2 septembre 1802 commande la frégate lourde la Poursuivante avec
laquelle il rallie Port au Prince.
Le 28 juin 1803, devant le Môle Saint-Nicolas, il combat le vaisseau
HMS Hercules de 74 canons qu’il réussit à sérieusement endommager et
à mettre en fuite.
Ce fait d’armes attire l’attention de Napoléon qui le nomme
contre-amiral peu après la proclamation de l’Empire
Le 25 septembre 1805, commande une division à Brest chargée de la
recherche et de la destruction de l’ennemi
Son objectif est de partir pour la colonie hollandaise du Cap pour
y recharger en vivres, puis stationner au niveau de l’île
britannique de Sainte-Hélène afin d’y attaquer les convois de Chine
et d’Inde. Ensuite il devra regagner la Martinique et s’attaquer au
commerce anglais dans les Antilles, puis remonter vers Terre-Neuve
pour y attaquer la pêche anglaise jusqu’au Spitzberg. La croisière
doit en théorie durer quatorze mois
Cette division se compose des vaisseaux : le Foudroyant (80 canons,
navire-amiral), le Cassard (74 canons), l’Éole (74 canons),
l’Impétueux (74 canons), le Patriote (74 canons) et le Vétéran (74
canons), ainsi que deux frégates : la Valeureuse et la Volontaire.
La flotte quitte Brest le 13 décembre 1805
Après bien des péripéties, combats, tempêtes, démâtages et autres
avaries, des désertions et des maladies, la division rentre à Brest
le 27 février 1807. Certains navires doivent rester en Amérique. Le
bilan est négatif, cette campagne est un échec pour Napoléon, les
Français n’ont fait qu’échapper aux Anglais et subit de nombreuses
avaries.
Début 1809, il est chargé de conduire une partie de la flotte de
Brest jusqu’à la rade de l’île d'Aix, d’y rallier l’escadre de
Lorient et celle de Rochefort pour acheminer des renforts aux
Antilles.
Ces deux dernières escadres bloquées par des divisions britanniques
et avec des équipages ravagés par les épidémies ne sont pas en état
de prendre la mer ; de plus il perd lui-même un vaisseau, le Jean
Bart qui s'échoue en approchant de l’île d’Aix.
Arrivé à Rochefort, il entre en conflit avec le capitaine Jacques
Bergeret qui y commande et les deux hommes sont révoqués par le
ministre.
Notons que ce projet avorté de campagne se terminera, sous le
commandement du Vice Amiral Zacharie Allemand, par le désastre des
brûlots de l’île d’Aix les 11 et 12 avril 1809.
En disgrâce il reste sans affectation pendant tout le reste de
l’Empire.
Il est nommé vice-amiral en 1819 au moment de la retraite.
Sous la Monarchie de Juillet, il rédige un dictionnaire de marine et
est chargé de l’instruction du prince de Joinville.
Pair de France en 1837.
Chevalier de saint louis
Chevalier de la Légion d’Honneur le 5 février 1804
Officier le 14 juin 1804
Commandeur le 18 août 1814
Grand Officier le 30 octobre 1828
Grand-croix le 30 mai 1837
Il est inhumé au cimetière Carnot.
Tombe en forme de coque retournée.


Le roi lui avait conféré en 1844 le titre héréditaire de comte,
qu’il a transmis au capitaine de vaisseau Bouet, futur contre
amiral, qui prit alors le nom de Bouet-Willaumez
La pointe septentrionale d’une ile découverte par d’Entrecasteaux
porte son nom
Il est l’auteur d’un dictionnaire de marine

De nombreuse biographies le concernant se trouvent sur le net,
figure ci après la plus imposante

A noter, erreur d'année, 1761 et non 1763






Remerciements Bernard Dulou
Remerciements Stéphane Giran
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