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Ingénieurs du Génie maritime -
François Léonce VERNY
(1837 - 1908)

Né le 2 décembre 1837 à AUBENAS (Ardèche). Décédé le 2 mai 1908 à
AUBENAS (Ardèche).
Fils d’Amédée, négociant, et de Marie Thérèse BLACHIER.
Marié avec Elisabeth Marie BRENIER de MONTMORAND.
1856-1858 : étudiant à l’Ecole Polytechnique.

1860 : après l’Ecole d’application du Génie maritime qu’il a
choisie, il est affecté à l’arsenal de Brest.
Octobre 1862 : il est envoyé en Chine, au port de Ningbo, avec pour
mission la construction en dix-huit mois de quatre canonnières.
Il organise la construction d’un établissement avec chantiers,
bassins.
La première canonnière est lancée en 1863, la dernière en 1864.
Il cumule ce poste avec la charge de vice-consul.
Pour répondre à la demande du gouvernement shôgunal du Japon, qui
souhaite fonder un arsenal près d’Edo, il est envoyé au Japon.
Il juge que le site d’Edo n’est pas approprié et propose une
construction au sud de Yokohama dans la baie de Yokosuka.
Mars 1865 : il remet un projet.
21 juin 1865 : il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.
Juillet 1866 : il est de retour au Japon, attaché au service du
gouvernement shogunal, avec tout le personnel français,
quarante-cinq personnes, ingénieurs, contremaîtres, ouvriers et un
médecin.
Les Japonais fournissent une assistance, personnel administratif,
soixante ingénieurs et deux mille ouvriers.
L’opération est quelque temps perturbée au moment de la restauration
du Meiji.
Il reçoit un nouveau contrat d’employé étranger du gouvernement
japonais.
Les travaux sont achevés au bout de sept ans. Les chantiers navals
comprennent notamment deux bassins, trois cales de halage, plusieurs
ateliers munis de l’outillage nécessaire à la construction des
coques.
En parallèle, il dirige la construction d’une fonderie à Yokohama,
organise la formation du personnel japonais en créant deux écoles à
Yokosuka, l’Ecole de maistrance pour ingénieurs et l’Ecole
d’architecture navale pour techniciens.
Des élèves font également des études en France.
Il fait aussi construire, avec le médecin P.SAVATIER, un hôpital des
chantiers.
Avec Louis FLORENT, il met en place l’éclairage des côtes, phares de
Shinagawa, de Kannonzaki,de Najimazaki et Jögashima.
Il se rend à Kobe pour superviser la construction d’un patent slip
dans le port et une usine métallurgique.
Il dirige ensuite à Nagasaki la construction du plus grand bassin de
radoub d’Extrème-Orient, avec la collaboration de l’ingénieur
Vincent FLORENT.
15 mars 1876 : il quitte le Japon.
Il a contribué pendant onze ans à la modernisation industrielle du
Japon.
Rentré en France, il est nommé Directeur de la Compagnie des
houillères de Firminy dans la Loire.
Affecté ensuite à Toulon, il a continué à assister l’administration
japonaise dans la sélection des conseillers et des fournitures des
matériels.
La guerre sino-japonaise (1894-1895) voit le premier succès de la
marine japonaise. I
l est suivi de la défaite infligée à la Russie à Tsushima (1905). Le
Japon est la troisième puissance maritime mondiale en 1922.
Bertin a contribué à « transmettre le savoir-faire du génie maritime
français ». (M.Vergé-Franceschi).
Sn buste a été érigé sur le port de Yokosuka, un parc porte son nom.



Extrait Mémorial de la Loire et de la Haute Loire


16 novembre 2019

Source ambassade de France au Japon

Source FNAC

Source Polytechnique





Source web

SOURCES : bio Verny, Dictionnaire historique du Japon, Persée. Art.
Japon, M. Vergé-Franceschi, Dictionnaire d’Histoire maritime. Base
Léonore LH/2695/4.
Remerciements Patrick Labail
Remerciements Bernard Dulou
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