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- Officiers et anciens élèves -

 


Philippe Charles OTTENHEIMER de GAIL

(1922  - 2014)

 

 

 

Né le 8 Mars 1922 à PARIS (Seine) - Décédé le 5 décembre 2014 à NEUILLY sur SEINE (Hauts de Seine)

 

A préparé le concours de l’Ecole Navale au lycée de Lorient puis au lycée d’Alger.

Entré à l’Ecole Navale installée au fort Lamalgue, à Toulon, le 8 octobre 1942, le sabordage de la Flotte du 27 Novembre 1942 mit fin à la formation de fistots.

 

Remerciements photo / Yves Montjean

 

Puis à l’Ecole Supérieure d’Electricité, à Paris, qui devint dangereuse pour les jeunes gens de la classe 42, menacée du STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, notamment à la suite de rafles à la sortie du métro Porte de Vanves.

La Marine le désigna alors en Juin 1943 comme « assistant » à un camp de Chantiers de Jeunesse perdu en Auvergne, à Aigueperse d’où il fut rappelé au début du mois d’octobre 1943 avec une trentaine de mes camarades de promotion pour bâtir les baraques et les installations de l’Ecole Navale au bord du plan d’eau du village de Clairac, en Lot et Garonne.

En janvier 1944, tout était prêt pour le rappel du reste de la promotion, évidemment amputée de ceux qui avaient rejoint l’Afrique du Nord par l’Espagne. La formation reçue était une formation militaire, à l’exception des courts proprement dit militaires, tels que le canon, la torpille, la radio...néanmoins enseignés mais avec interdiction de prendre des notes, en cas de fouilles de nos caissons par la commission d’armistice italienne sous laquelle était placée l’Ecole.

En août 1944, l’Ecole rejoignit le « maquis » où après de longs temps de tergiversations, le « bataillon Ecole navale » participa au siège de Royan en prenant position sur les bords de la Seudre dans l’hiver 44/45. Une fois cette affaire bouclée, ils ont été affectés à une école d’application pratique en embarquant sur différentes unités. Dans son cas, ce fut le croiseur Duquesne. mais comme celui-ci se trouvait immobilisé à Cherbourg, il fut affecté sur le torpilleur «Tempête», participant de la force navale opérant dans le golfe de Gênes contre l’Italie.

Après cette formation "sur le tas", Il fut affecté comme Enseigne de vaisseau de 1ère classe sur le destroyer d’escorte «Marocain» basé à Toulon en tant qu’officier de manœuvre et officier de détail. Puis il a embarqué à bord du «Commandant Duboc» pour rejoindre la «Force Amphibie Indochine Sud» en 1947 et 1948, en Annam d’abord,, avec la prise de Hué, puis dans le delta de Cochinchine. A grands regrets, il dut quitter son commandement d’une vedette armée sur le Mékong, à la suite d’une grave anémie qui lui value un rapatriement en France. Là, de préférence à une hospitalisation, il a préféré un séjour au Feldberg où il a pu parfaitement restaurer son état de santé.

Sa carrière maritime se poursuivit à bord du porte-avions Dixmude, comme officier d’interception et officier de détail, puis en 1950 à l’école détection de Mers-el-Kebir et Porquerolles à l’issue de laquelle il embarquait comme officier détecteur sur le croiseur Georges Leygues.

Hélas pour lui, après six mois sympathiques d’embarquement, mutation du médecin du bord, remplacé par un collègue de la spécialité ophtalmologie qui ne manqua pas de constater, ce qu'il savait fort bien, une forte myopie d’un œil consécutive à son anémie le rendant, suivant les règlements en vigueur inapte au service à la mer. Une commission ad hoc le plaça en non activité puis le réforma.


Rentré dans une société civile, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, qui avait de gros contrats d’acoustique sous marine. Mais il fut jugé que ses connaissances en électronique étaient insuffisantes et cette société l’envoya parfaire ces connaissances pendant deux années scolaires à l’Ecole Supérieure d’Electricité, branche radio.

Sa carrière civile se poursuivit ensuite comme ingénieur commercial à la Société LMT, puis directeur technique d’une petite filiale de la Compagnie Générale d’Electricité. A sa dissolution, il changeait pour le dernière fois son fusil d’épaule en rentrant à la division systèmes électronique de la Thomson, devenu Thalès.

En 1981, il pris sa retraite.

 

Capitaine de frégate (H)

Marié en 1950 à Christiane Rageot de la Touche / 5 filles, toutes mariées et mères de famille, ce qui lui vaut 12 petits enfants

 

Port matriculaire TOULON

Breveté Détecteur

 

 

Remerciements Stéphane Giran

Remerciements Biographie Philippe OTTENHEIMER de GAIL

Remerciements à Gilles Jogerst / Généamar pour ses recherches et la mise à disposition de ses données

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