-------

-------

-------

-------

---------

---------

----------

-----------

 

 

- Officiers et anciens élèves -

 

 

Donatien Marie Louis LEVESQUE

(1913 - 2005)

 

Remerciements photos / Roger Levesque

 

 

Né le 2 mai 1913 à NANTES (Loire Atlantique) - Décédé le 11 février 2005 à SEVRES (Hauts de Seine)

Père de Roger, promotion 1971


Entre dans la Marine en 1930.

 

Sur la Jeanne d'Arc en 1932 / En haut, 1er à gauche

 

 

Extrait Album campagne Jeanne d'Arc / 1932 - 1933

Remerciements Jean Pierre Taillade

 

Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 1er octobre 1932; port LORIENT.

Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er octobre 1934.

Au 1er janvier 1937, BREST.

Lieutenant de vaisseau le 19 mars 1940.

Capitaine de corvette le 19 décembre 1947.

Capitaine de frégate le 1er août 1952.

Aux 1er janvier 1954, 1955, à la Direction du personnel militaire de la Flotte, Chef du Bureau des effectifs du personnel non Officier.

Au 1er janvier 1959, inscrit au tableau d'avancement.

Capitaine de vaisseau, le 1er avril 1959

Commande le Croiseur lance-missile "COLBERT" du 24 juillet 1962 au 8 novembre 1963

 

Extrait Cols Bleus / 28 juillet 1962

 

19 mars 1966

Extrait cols bleus / Remerciements Thierry Le Breton

 

Contre amiral

Commandant le Centre d'Expérimentation du Pacifique en 1968

 

Extrait Cols bleus / 14 septembre 1968

 

Extrait cols bleus / 23 mai 1970

Remerciements Thierry Le Breton

 

 

Vice amiral (2ème section)



Port matriculaire LORIENT


Aptitude à la navigation sous-marine

Certificat d'écouteur
 

Chevalier de la Légion d'Honneur

Officier de la Légion d'Honneur

 

 

Anecdote

Le 18 août 1968, le contre-amiral LEVESQUE, commandant le Centre d’Expérimentation du Pacifique, se fait transporter par un appareil de la 9F du Clémenceau jusqu’à l’île très isolée de TOTEGIE, sur laquelle un détachement de légionnaires vient d’aménager une piste d’atterrissage.

Pendant que l’amiral et l’équipage sont somptueusement reçu par le curé qui est le maître de l’île, un légionnaire trop curieux monte sur l’aile de l’Alizé pour examiner le cockpit. La poignée d’ouverture de la verrière est assez peu visible, encastrée et peinte de la même teinte foncée que le dessus du fuselage. Par contre, la commande du largage secours rouge fluo est bien évidence.

Lorsque l’équipage revient à l'appareil, la verrière git sur le sol. Un échange radio avec le porte-avions confirme qu'il faut un outillage spécial pour la remettre en place. Donc, le vol du retour (50 minutes) se fera cabine ouverte.

Après l‘appontage, il faudra l’assistance de deux hommes du pont pour extraire l’amiral, frigorifié et sonné par le vent.

 

 

Complément, biographie adressée par son fils, Roger Levesque :

Le vice-amiral Donatien Levesque

Donatien, né le 2 mai 1913, est le premier de sa famille à se sentir une véritable vocation maritime. Après une année de préparation à Sainte-Geneviève, il est reçu en 1930 à l'Ecole navale, l'un des plus jeunes de sa promotion : il vient d'avoir 17 ans. Les deux années passées à Brest lui confirment qu'il a trouvé sa voie. Il embarque sur la Jeanne d’Arc, qui vient d'entrer en service, pour un tour du monde. La France est alors auréolée de son prestige de vainqueur de la Première Guerre mondiale et l'accueil reçu lors des nombreuses escales apporte aux midships une connaissance plus fine des régions visitées : Méditerranée, canal de Suez, océan Indien, mer de Chine, mer du Japon, océan Pacifique, canal de Panama, mer des Antilles.

Son rang de sortie de la Jeanne d'Arc lui permettant d'obtenir une campagne, Donatien repart le 8 septembre 1933 pour l'Extrême-Orient, à bord du D'Artagnan. Après Shanghai il rejoint, à Nagasaki, sa nouvelle affectation, le croiseur Primauguet qui sort de visite technique. Peu après, à l'occasion de la mort de l'amiral Togo, il défile avec la compagnie de débarquement du Primauguet devant les millions de Japonais venus à Tokyo rendre un dernier hommage au vainqueur de Tsushima, Puis c'est Kobé, Myajima, Beppu, Shanghai, les Chusans où un typhon oblige le Primauguet à appareiller pour Tsingtao et Nagasaki.

Il quitte alors le Primauguet pour embarquer, le 6 octobre 1934, sur le Savorgnan de Brazza et navigue à nouveau en mer intérieure du Japon et en mer de Chine.

Après un passage à l'Ecole de navigation sous-marine à Toulon, l'enseigne de vaisseau Levesque devient en 1936 officier en second de La Turquoise, sous-marin mouilleur de mines, commandé par le lieutenant de vaisseau de Montesquieu. Après trois ans d'en¬traînements en Manche et en mer du Nord, il redescend à Bizerte et débarque en juillet 1939. Donatien est alors désigné pour l’aviso-dragueur Commandant Bory, en achèvement au Havre, et arrive à Lorient le jour de la déclaration de guerre. L'armement est vite achevé, mais le bateau n'est équipé ni de la tourelle de 100 prévue, ni d'écoute sous-marine. Il effectue des escortes de convoi entre la France et l'Afrique du Nord et une longue mission devant Vigo en janvier 1940 au cours de laquelle il attaque, sans succès, un sous-marin allemand aperçu en surface. Peu avant la déclaration de guerre italienne, il est envoyé en Méditerranée où il attaque, de nouveau sans résultat apparent, un périscope entre Alger et Oran. Par contre, le 16 juin, escortant un convoi d'Oran à Sète avec La Curieuse, il grenade un sous-marin qui a lancé deux torpilles dont une est restée en surface. Venu en surface suite au grenadage, le sous-marin est abordé par La Curieuse et disparaît. La Curieuse, étrave endommagée et plusieurs compartiments envahis d'eau de mer» rentre à Oran en marche arrière, escortée par le Commandant Bory. Le sous-marin coulé était l'italien Provana.

Après l'Armistice, le Commandant Bory est envoyé à Casablanca d'où il escorte, entre Dakar, Konakry et Lisbonne, les cargos français qui ravitaillent la métropole. Fin 1941, ayant terminé son embarquement, le lieutenant de vaisseau Levesque reste au Maroc sur sa demande. Il est affecté au service de surveillance et de documentation dont la principale activité est le renseignement, au profit des alliés, sur les activités de la Commission d'armistice allemande et du consul général d'Allemagne à Rabat, Surpris par le débarquement américain du 8 novembre 1942, il est affecté à F état-major de la Marine au Maroc, où il suit un cours d'écoute sous-marine et effectue un stage sur un escorteur côtier américain. II accompagne l'amiral Michelier à Alger où il rencontre l'a¬miral Darlan. Désigné au commandement d'un escorteur côtîer américain» il passe près d'un an aux Etats-Unis — à Philadelphie, à Miami et à Sturgeon Bay sur le lac Michigan — pour suivre la construction et l'armement de six DE's et six PC's que les Américains cèdent à la France. A bord du dernier « destroyer d'escorte » de la série, le Javelot, il descend le Mississipi, puis en prend le commandement à La Nouvelle-Orléans. Incorporé dans l'escorte d'un grand convoi américain, de Norfolk à Alger, le Javelot arrivera à Saint-Tropez quelques jours après le débarquement de Provence. Il est alors affecté à la Flank Force chargée de contenir entre Gênes et San Remo les dernières forces italiennes. Il y détruira une vedette explosive, capturera son pilote et coulera 32 mines dérivantes. Après le 8 mai 1945, le Javelot revient à Alger pour ravitailler des postes en Kabylie. Devant Bougie, il intercepte un cargo italien venant d'Oran transportant une centaine de prisonniers essayant de rentrer en Italie.

Le 10 août 1945, le lieutenant de vaisseau Levesque quitte le Javelot et épouse Anne Marie Lombart, officier du service féminin de la Flotte, chef du détachement SFF à Alger et fille d'un officier de marine décédé vingt ans plus tôt.

Affecté à Lorient pour réarmer les dragueurs allemands qui vont effectuer le nettoyage des côtes de France, il est désigné pour l'état-major de la flottille de la 2e Région à Brest. Un an plus tard; il est nommé à Paris, chef du bureau organisation de l'état-major général. En 1948, il retourne à Alger comme chef de cabinet de l'amiral Ronarch. Volontaire pour l'Indochine, il est nommé commandant de La Boudeuse en carénage à Bizerte, puis très rapidement du Golo destiné à remplacer l’Adour, avarié en Indochine. Il part donc pour San Diego, avec un équipage complet, prendre le commandement du Golo, cédé par les Américains. Auparavant, ce LST avait participé à la guerre du Pacifique et à la guerre de Corée. Après un armement rapide, le Golo part pour San Francisco où il reçoit à Oakland un chargement de camions et de jeeps destinés à l'Indochine. Après escale à Honolulu (Pearl Harbor), à Guam et Manille, il décharge ses véhicules à Haiphong en janvier 1951. Il effectue alors de nombreuses opérations dans le golfe du Siam, en Cochinchine, sur les côtes d'Annam et du Tonkin. Terminant son commandement, le capitaine de corvette Levesque est nommé chef d'état-major de la Marine au Tonkin et promu capitaine de frégate. Il y prépare de nombreuses opérations ainsi que la visite de l'amiral Radford, commandant en chef dans le Pacifique.

Rentré en France en 1953, il passe deux ans à la direction du personnel, puis reçoit le commandement de la lère division d'escorteurs rapides et du Corse à Toulon. Il participe à de nombreux exercices nationaux et internationaux entre la Grèce et Dunkerque. Pendant les opérations de Suez, en 1956, sa division est chargée de la protection anti sous-marine de l’Arromanches et du Lafayette. Revenu à Paris, au bureau des affaires alliées, il est promu capitaine de vaisseau avant de rejoindre le bureau des études stratégiques du commandement OTAN en Europe (Shape). Nommé au commandement de l'Ecole navale en 1961, il voit cette nomination annulée pour une prise de position sur l'Algérie, exprimée en privé, non conforme au « sens de l'Histoire ». Après une affectation au Centre des hautes études militaires (CHEM) et à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), il reçoit le commandement du Colbert, bâtiment amiral de l'escadre de Méditerranée, avant de revenir comme cadre au CHEM et à l’lHEDN.

Nommé major général du port de Brest en 1965, il est promu contre-amiral en 1967 et reçoit le commandement du groupe aéronaval du Pacifique. Ayant sa marque sur le Clemenceau, il fait à nouveau le tour du monde avec de courtes escales à Dakar, Diego Suarez (où il reçoit le Président Tsirana), puis Nouméa. Il arrive à Tahiti pour y assurer la surveillance, la sécurité et les relevés scientifiques de la campagne nucléaire française en 1968 à Mururoa et Fangataufa dont le point culminant est le tir Canopus, premier tir thermo-nucléaire sur lequel sera bâtie la dissuasion française pour des décennies.
Sur la route du retour, le groupe ALFA effectue des exercices avec les Forces navales argentines et brésiliennes. Au départ de Rio de Janeiro, le Clemenceau est dérouté vers le Gabon, menacé par le Nigeria en raison de l'aide humanitaire apportée par la France aux enfants du Biafra. La mise à terre de l'équipage par hélicoptères Super Frelon et quelques catapultages d'Étendard devant Port-Gentil suffisent à rétablir le calme.

Après quelques mois à l’état-major de la Marine, l’amiral Levesque revient à Tahiti pour prendre le commandement du Centre d'expérimentation du Pacifique. Sur ce petit territoire du bout du monde, les activités sont des plus variées : logistique des campagnes de tir, aide au territoire, recherche de la capsule Apollo, accueil de nombreuses personnalités ou célébrités telles que le prince Charles d'Angleterre, les navigateurs Tabarly et Alain Colas, et l'équipage du Celeusta qui avait entrepris la traversée du Pacifique selon des méthodes anciennes. De retour à Paris, il prend, avec le grade de vice-amiral, les fonctions de directeur des affaires militaires du secrétariat général pour la défense nationale (SGDN). Il assure alors, jusqu'à son départ à la retraite le 2 mai 1973, les fonctions de secrétaire des conseils de défense sous les Présidents Pompidou et Giscard d'Estaing.

Elu président de l'association des anciens élèves de l'École navale, puis commissaire de la promotion 1930, Donatien Levesque ne cessera pas de s'intéresser à la Marine.

Il est commandeur de la Légion d'honneur et grand officier de l'Ordre national du Mérite.

 

 

Remerciements Stéphane Giran

Remerciements à Gilles Jogerst / Généamar pour ses recherches et la mise à disposition de ses données

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/liste_sujet-1.htm

 

 

Retour Officiers et anciens élèves

 

     

http://www.serpent-a-lunettes.com  -  http://www.nommo.fr

La reproduction pour un usage privé est autorisée. Toute diffusion est soumise à l'autorisation du webmestre, créateur et propriétaire de ce site, voir mentions légales !

http://lalandelle.free.fr    http://tcd.bpc.free.fr   http://cvjcrouxel.free.fr   http://staffie.tribu.griola.free.fr  http://tcdorage.free.fr       

 

   visiteurs depuis la création de ce site internet en mars 2010 - MERCI à TOUS !