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Officiers et anciens élèves -
Jean Joseph CASTAGNIER
(1753 - 1807)

Né le 12 juin 1753 à MARTIGUES (Bouches du Rhône) - Décédé le 5
février 1807 à ROCHEFORT (Charente Maritime)
Fils de Jean CASTAGNIER, matelot de Sète et de Catherine Abeille
Père de Pierre Louis Barthelemy CASTAGNIER, lieutenant de vaisseau
Père de Alexandre Josep
CASTAGNIER, aspirant de 1ère classe
Embarque sur un navire de commerce à 10 ans
Novice en 1767
Matelot en 1770

Navire corsaire La Dunkerquoise sur lequel servit Jean Joseph
Castagnier
Intègre la flotte de guerre, gravit tous les échelons de la marine
royale puis de la Révolution
Guerre d’indépendance de l’Amérique
Commandant du 36 canons Le Comte de Maurepas à seulement 24 ans, il
s'illustre lors de la guerre d'Indépendance des USA (1775-1783),
période durant laquelle il est considéré comme l’un des plus
brillants capitaines corsaires français.
Capitaine de vaisseau de troisième classe le 20 septembre 1793
En 1793, il est remarqué par le jeune général Lazare Hoche,
commandant de la place de Dunkerque, qui le nomme chef de pavillon,
chargé de la défense côtière lors du siège mené par la puissante
marine anglaise.
Commandant en second de la frégate corsaire Le Rohan Soubise (dont
il prit ensuite le commandement), capitaine de vaisseau de seconde
classe le 1er janvier 1794
Capitaine de vaisseau de 1ère classe le 21 décembre 1794
Participe à la tentative d’invasion de l’Angleterre
La bataille de Fishguard est le nom donné à un débarquement
militaire français en Grande-Bretagne survenu du 22 février au 24
février 1797 pendant la guerre de la Première Coalition.
Ce débarquement, qui se solda par une cuisante défaite pour les
envahisseurs, fut le dernier de l'histoire britannique.

Royal Oak Pub à Fishguard, où John Campbell avait son quartier
général
L'invasion était le plan du général Lazare Hoche, qui avait conçu
une attaque à trois fourchons sur la Grande-Bretagne à l'appui des
républicains irlandais sous les ordres de Theobald Wolfe Tone. Deux
forces devaient débarquer en Grande-Bretagne comme effort de
diversion, alors que le corps principal débarquerait en Irlande.
Cependant, le mauvais temps et l'indiscipline arrêtèrent deux des
forces, bien qu'un tiers des forces, le débarquement visé au Pays de
Galles et la marche sur Bristol, aient avancé.
La force d'invasion, « La Légion Noire », était composée de 1 400
hommes, dont 800 étaient des irréguliers, sous la commande du
colonel irlando-américain William Tate. Transporté sur quatre
vaisseaux de guerre français sous le commandement du capitaine
Jean-Joseph Castagnier, les forces de William Tate débarquèrent à
Carregwastad Head, près de Fishguard le 22 février, après un essai
raté d'entrer dans le port de Fishguard lui-même. Cependant, au
débarquement, la discipline se décomposa parmi les irréguliers,
nombre d'entre eux désertèrent pour piller les villages voisins. Les
troupes restantes rencontrèrent un groupe rapidement rassemblé
d'environ 500 réservistes britanniques, de milice et de marins sous
la commande de John Campbell. Après de brefs combats avec la
population civile et les forces de John Campbell, le 23 février,
William Tate était obligé de se rendre sans conditions, le 24
février. Plus tard, les Britanniques capturèrent des navires
d'expédition, une frégate et une corvette. En dépit de tout ceci,
Jean-Joseph Castagnier est parvenu à retourner en France.
Commandant de La belle Angélique et du navire armé La Poursuivante.
On peut suivre sa carrière, à travers ses états de service sur
différents vaisseaux, en qualité de pilote, lieutenant, capitaine,
commandant en chef en Méditerranée, chef de division puis à partir
du 3 floréal an 5 jusqu'au 10 thermidor an 8 commandant en chef les
forces navales dans les mers du Nord avec un temps le grade de
contre-amiral,
Chef de division le 21 mars 1796
Contre amiral
Officier de la Légion d’Honneur
Autre extrait :
Le 30 octobre 1792, John Moultson commande une flotte qui comprend
l’Ariel, le Fanfaron (commandant Van Stabel), l’Eveillé (commandant
Mullon) et la canonnière la Sainte-Lucie commandée par le capitaine
Castagnier. La flottille est en outre renforcée de deux navires «
pêcheurs » armés pour la course. Le 12 novembre, Dumouriez demande
impérativement que la flotte de Moultson se rende à Ostende puis
remonte l’Escaut 8.
Moultson part de Dunkerque le 16 novembre. Il arrive quelques heures
après à Ostende, où il est accueilli à bras ouverts par la
population. Il y plante avec le bourgmestre l’arbre de la Liberté.
Il est félicité par Monge, le ministre de la Marine, et on lui
promet une montée en grade comme capitaine de vaisseau.
On lui ordonne expressément de remonter l’Escaut pour soutenir le
siège de la citadelle d’Anvers mené par le général Miranda. Il part
le 24 novembre, et l’un de ses bateaux, le Fanfaron, s’échoue. Il
décide de le renflouer avec l’aide des autres navires. L’enseigne de
vaisseau Castagnier, refuse d’obéir et part en avant pour être le
premier à remonter l’Escaut. Commence entre les deux marins une
querelle qui sera temporairement suspendue à la demande de Dumouriez
et de Monge
Le 3 frimaire an II (23 novembre 1793), Moultson, qui a fait partie
des créateurs du club des Jacobins de Bordeaux, assiste à une
réunion du club à Paris. Il est dénoncé publiquement en séance par
son lieutenant Castagnier.
Les raisons invoquées sont plus que fantaisistes : Il est arrêté sur
place, traduit devant le comité de Sûreté Générale, et est enfermé à
Port Libre (anciennement Port Royal)

Remerciements Bernard Dulou
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