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- Officiers et anciens élèves -

 


Edmond Georges BENOIT

(1893 - 19..)

 

 

 

Né le 23 avril 1893 - Décédé.


Entre dans la Marine en 1912

Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 5 février 1915, port BREST.

Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 7 novembre 1916.

Au 1er janvier 1918, port BREST.

Lieutenant de vaisseau le 18 janvier 1920.

Au 1er janvier 1921, port TOULON.

Croix de Guerre.

 

Versé dans le cadre de réserve le 15 mai 1929; port TOULON.
 

 

Remerciements à Gilles Jogerst / Généamar pour ses recherches et la mise à disposition de ses données

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/liste_sujet-1.htm

 

 

Témoignage de Mr Edmond BENOIT, Capitaine de Frégate honoraire (Revue « Icare »)

« Entré à l’école navale en 1912, à la déclaration de guerre, j’étais aspirant. Après diverses affectations sur croiseurs en Adriatique, Mer Rouge, Océan Indien et Sud du Maroc, j’entrai dans l’aéronautique navale en 1917. Quelles ont été mes motivations ? L’attrait de la nouveauté surtout. Il faut dire qu’au début de la guerre, lorsque j’étais sur le D’ENTRECASTEAUX en mer Rouge, j’ai eu l’occasion d’entrer en contact avec les équipages de l’escadrille Nieuport qui avait été envoyée à Port-Saïd pour aider les Anglais aux prises avec les Turcs. J’ai été séduit par l’aviation et j’ai fait aussitôt une première demande. Mais il a fallu que j’attende 1917 pour que mes candidatures renouvelées soient prises en compte. Je suis allé passer mon brevet de pilote terrestre à l’école d’Ambérieu. Il y avait beaucoup d’élèves, peu d’instructeurs, peu d’avions, de sorte que je suis resté deux mois et demi. Ensuite je me suis rendu à Hourtin (Gironde) pour obtenir mon brevet de pilote d’hydravion. Là, les choses ont été plus simples et plus rapides. Un instructeur et un hydravion furent mis à mon entière disposition, ce qui me permit de m’exercer sur les 17 km de longueur que fait le plan d’eau d’Hourtin, à amerrir et décoller sans arrêt. Au bout de 48 heures, je fus jugé digne d’obtenir ma qualification ! Je suis allé ensuite à l’école de Saint Raphaël pour me perfectionner en bombardement et en tir aérien.

Après quoi, au bout d’une quinzaine de jours, j’ai été dirigé sur Bizerte où je suis devenu chef d’escadrille. Notre rôle consistait essentiellement à escorter des convois. Nous avions des pannes fréquentes qui nous obligeaient à nous poser en mer. En mai 1918, j’ai été envoyé à Dunkerque dont l’importance, en tant que base, était grande du fait de la proximité de l’ennemi. Il s’y trouvait des escadrilles terrestres de chasse (Hanriot HD1) et des hydravions. Personnellement, j’ai surtout volé sur Donnet Denhaut. Nos missions étaient variées. La plus importante était la lutte contre les sous-marins. Les Allemands avaient une base à Zeebrugge sur la côte belge. Nous essayions de les repérer. A l’époque, un sous-marin naviguait à faible profondeur. Aussi était-il facilement détecté par les hydravions, même dans une mer agitée et brumeuse comme la mer du Nord. Lorsqu’un sous-marin était repéré, nous l’attaquions à la bombe. Il est très difficile de dire quels étaient les résultats. Personnellement, je ne crois pas avoir coulé un sous-marin. L’Aéronavale, au total, en a coulé une douzaine avec certitude. Ce qui comptait surtout, c’était notre pouvoir de dissuasion, plus que les résultats pratiques. Les sous-marins de Zeebrugge étaient obligés de faire surface pour entrer ou sortir de leur base car il y avait peu de fond. Ils étaient donc facilement repérables à ce moment là. Nos missions consistaient aussi à aller bombarder Zeebrugge et Ostende. Nous avons été souvent aux prises avec la chasse allemande. Pour partie, j’ai parlé de l’amerrissage ? C’est ce qu’il y a de plus difficile. En temps normal il faut cabrer au maximum l’appareil de manière à aborder l’eau à vitesse très réduite. Lorsqu’il y a de la brume (cas fréquent en mer du Nord) ou que l’eau est très calme, la difficulté est que l’on ne voit pas la mer et que l’on apprécie très mal l’altitude.

Parmi mes autres missions, j’ai fait de la recherche de mines sous-marines, surtout à la fin de la guerre, lorsque les Allemands évacuaient la côte belge.

Si j’essaie maintenant de porter quelques appréciations sur la croissance et l’évolution de l’aéronavale durant cette période, je dois dire que pour un marin, entrer dans l’aviation, c’était, dans une certaine mesure, déchoir. A l’Ecole navale, nous étions une promotion de canonniers fanatiques. Il est vrai qu’à cette époque, l’arme du marin c’était le canon. Le développement de l’Aéronavale, nécessité par l’impérieux besoin de protéger le trafic maritime, a eu un caractère improvisé. La question la plus épineuse a été celle des moteurs. L’Aviation terrestre les accaparait tous. Mais la Marine découvrit les moteurs Hispano-Suiza 150 puis 200 CV, qui équipèrent la plupart des hydravions et ont été presque immédiatement, vu leurs qualités, adoptés également par l’Aviation terrestre.

Quant à moi, je n’ai jamais été abattu. J’ai eu simplement un jour un accident, en rentrant à marée basse, à la base de Dunkerque. Je me suis mis en pylône et j’ai été blessé au genou. La peur ? Bien sûr, j’ai eu des moments où je me demandais comment les choses allaient tourner, mais ma formation de marin m’a aidé à la surmonter car, dès mon entrée à l’Ecole navale, je savais que j’avais choisi un métier qui comportait de nombreux risques et pouvait m’amener un jour à faire un « trou dans l’eau »….. »

Source Web

 

 

 

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